Dépendances : le yoga, l’allié zen

 

Mélanie est adepte du yoga depuis quelques années. À 37 ans, cette ancienne alcoolique et toxicomane, avec des troubles alimentaires graves, mais en rétablissement, est abstinente depuis plus de cinq ans. La jeune femme a trouvé le soutien dont elle avait besoin auprès d’une aide médicale et psychologique, mais c’est avant tout grâce au yoga qu’elle a pu s’en sortir. « Ça m’a permis de sortir de mon isolement, dit-elle, d’habiter mon corps, de calmer mon hyperactivité mentale et mon anxiété, ça m’a redonné espoir. » Elle avoue aussi avoir un rapport moins restrictif et plus sain avec la nourriture.

Dès l’âge de 15 ans, Mélanie consomme un peu d’alcool. D’abord occasionnelle, cette pratique s’installe graduellement dans sa vie, jusqu’à devenir nocive. La jeune femme, qui voit dans cette expérience dangereuse un moyen de socialiser, touche ensuite à la drogue. « Ça a commencé par les pilules et, finalement, la cocaïne à 25 ans », se souvient-elle.

À 26 ans, elle obtient une ordonnance pour une évaluation psychiatrique, puis elle est mise sur une liste d’attente. C’est alors que le yoga entre dans sa vie. Elle raconte d’ailleurs avoir commencé sa thérapie à l’aide du yoga au lieu d’une aide médicale et psychologique.

« À ce moment-là, je n’étais pas consciente de la gravité de la situation, mais avec le yoga, chaque geste que tu poses t’amène vers un mieux-être. »

— Mélanie

Si Mélanie a préféré se prendre en charge elle-même dès le début et commencer par le yoga, plusieurs spécialistes recommanderont de définir au préalable le problème sous-jacent.

En faisant régulièrement du yoga, Mélanie remarque un grand changement dans sa vie. « Ça m’a permis de transformer mes parts d’ombre en lumière, de reprendre confiance en moi et de redonner un sens profond à ma vie », rapporte Mélanie, qui aide désormais, en tant que bénévole, les personnes qui vivent la même chose qu’elle. Elle termine également une formation en enseignement du yoga.

SUIVI MÉDICAL ET NATUREL

Thérapeute en relation d’aide, éducatrice artistique et spécialiste du yoga, Maud Japhet recommande à ses patients la pratique régulière du yoga comme outil thérapeutique. Pour elle, il s’agit d’un complément absolu s’il est accompagné d’un traitement approprié pour une désintoxication sereine. « Dans de nombreuses situations de dépendance aux drogues et à l’alcool, un suivi médical va être nécessaire pour un sevrage en toute sécurité, explique Mme Japhet. Les syndromes de manque peuvent être extrêmement douloureux et dangereux pour le corps et le psychisme. Avoir un bon médecin à ses côtés est plus qu’un atout, c’est une nécessité », ajoute-t-elle.

Pour elle, le yoga est un renfort dans le processus de guérison. « Il permet de renforcer l’estime et la confiance en soi. Il aide à mieux accueillir les émotions et à se libérer du poids de notre histoire pour pouvoir faire les bons choix pour soi-même, commente-t-elle. En s’appuyant sur ses connaissances en ayurveda [une forme de médecine traditionnelle indienne], en énergie subtile et en anatomie/physiologie, un bon professeur de yoga va proposer des postures, des respirations, des visualisations, méditations et relaxations qui répondent aux besoins spécifiques et aux particularités de la personne », rapporte Maud Japhet.

Cette discipline holistique apporte à l’individu un réconfort sur le plan physiologique, mais aussi émotionnel. Certains spécialistes voient dans le yoga un moyen de guérison en supplément d’une prise en charge médicale et psychologique.

ABSENCE DE DONNÉES SCIENTIFIQUES

Si le yoga est un soutien pour certains toxicomanes, il n’est toutefois pas prouvé scientifiquement qu’il est un intervenant de choix pour aider à traiter la dépendance.

Didier Jutras-Aswad, médecin-psychiatre spécialisé dans les toxicomanies et affilié au Centre de recherche du CHUM (CRCHUM), indique qu’il existe par exemple des données préliminaires qui montre que le yoga peut favoriser la prévention de la consommation du tabac chez les jeunes ou aide les gens qui ont un problème lié au tabagisme. « Mais pour ce qui est des drogues ou de l’alcool, explique-t-il, on n’a à peu près pas de données qui nous permettent de réellement soutenir l’utilisation du yoga comme intervention en soi pour le traitement de la dépendance. »

Quant à suggérer cette discipline holistique aux patients souffrant de dépendances, le Dr Jutras-Aswad demeure prudent. Il souhaite que ce type de recommandations soit fait sur les bases de données scientifiques valides et solides, principalement pour une clientèle aux prises avec des dépendances. « J’aurais tendance à penser que le yoga peut difficilement faire du mal à des patients […] mais il faut être extrêmement rigoureux et ne pas tenir pour acquis que des produits ou des interventions comme ça n’ont pas d’effets secondaires », explique t-il.

PRAYANAMA

Sylvie Tremblay, fondatrice et directrice du centre Yoga Sangha, préconise deux postures adaptées pour les personnes souffrant de dépendances.  Selon elle, « il faudra commencer par un yoga moins postural, comme l’exercice du pranayama ». Cette technique de respiration par le nez offre au corps de se régénérer. La promesse : éliminer les toxines du corps et créer un équilibre entre le corps, les émotions et la pensée en favorisant la résolution positive des problèmes. Par la respiration, le client retrouve peu à peu son équilibre. « Simplement l’impact d’une bonne oxygénation pour le corps, c’est fondamental », souligne Mme Tremblay.

YOGA NIDRA

« C’est une technique de reprogrammation de l’esprit, quelque chose de conscient » explique Mme Tremblay, qui soutient que la pratique du yoga nidra permet à l’individu qui veut vraiment guérir ou modifier ses habitudes de détourner le besoin négatif vers des besoins positifs et constructifs. Cette technique, qui apporte un état de relaxation total, à la fois physique, mental et émotionnel, se pratique généralement en position allongée, le dos bien droit. La personne décontracte chaque partie de son corps, la pointe des deux pieds tournée vers l’extérieur.

Troubles alimentaires chez les jeunes: les garçons ne sont pas épargnés

Publié sur le Huffington Post Québec 

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Au Canada, près d’une jeune fille sur trois âgées de 12 à 18 ans souffre de comportements alimentaires sévères souvent accompagnés de troubles mentaux. Bien que les troubles alimentaires touchent principalement ce groupe et une prédominance féminine, ils affectent aussi les garçons et une communauté plus jeune encore, entre 6 ans et 12 ans.

Sophie, est maman de deux petits garçons. Il y a deux ans, son plus jeune fils, Daniel, aujourd’hui 7 ans, montrait des symptômes d’hypothèse de restriction ou évitement de l’ingestion d’aliments «il était restrictif dans le choix de ses aliments ou dans le choix de ses plats, au final il ne mangeait presque rien. Il s’empêchait d’aller à des anniversaires par crainte que les parents ne comprennent pas pourquoi il ne voulait pas manger de gâteau d’anniversaire ou autre chose», explique sa mère, qui a vu s’installer graduellement des symptômes de troubles alimentaires.

Les troubles alimentaires, une manifestation de la maladie mentale?

Selon le DSM-V, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’Association Américaine de Psychiatrie, les troubles alimentaires sont répertoriés parmi les différentes branches de la maladie mentale. Dans certains cas, on découvre qu’éprouver de la difficulté avec la nourriture coïncide parfois avec une détresse psychologique qui s’accompagne d’anxiété, de dépression, de mauvaise estime de soi, et peut conduire au suicide. Ces situations ne sont bien entendu pas universelles et dépendent de chaque individu.


Une aide multidisciplinaire

Si Daniel est sur la voix de la guérison, sa mère doit cette victoire à un travail acharné auquel sa famille, une équipe spécialisée dans les troubles alimentaires et son fils ainé ont contribué. « On a fait participer son frère au bout d’un moment vu qu’en plus ils ont cinq ans de différence », se souvient-elle.
De nombreuses revues médicales rapportent que la participation de la famille au traitement pour une guérison totale est essentielle.

Isabelle Chapleau, psychoéducatrice à la clinique psychoalimentaire et doctorante en psychologie de l’enfance et de l’adolescence à l’Université de Sherbrooke s’appuie sur la participation de la famille. « On mise davantage sur les interventions familiales et/ou le coaching parental, pour outiller davantage les parents et parfois aussi la fratrie, et pour s’assurer que l’environnement familial réponde bien aux besoins du jeune aux prises avec un trouble alimentaire. Ainsi, les parents et la fratrie deviennent un allié des intervenants dans le processus de guérison.»

Isabelle Chapleau ajoute et insiste qu’il faut avant tout « évaluer le jeune selon une évaluation biopsychosociale pour déterminer les difficultés à la base du trouble alimentaire, soit par exemple des problèmes d’anxiété ou d’estime de soi.»

La docteur Catherine Sénécal, psychologue et directrice de la clinique Change, ajoute que même si les parents sont un atout majeur dans la guérison de leur enfant, ils sont responsables de leur comportement et de leur jugement vis-à-vis de leur alimentation et de leur apparence physique et de celles de leur enfant « il est primordial que les parents s’abstiennent de commenter l’apparence physique ou le poids, qu’il s’agisse du leur, de celui de l’enfant ou de celui des autres ». Un argument sur lequel insiste Isabelle Chapleau. «Vous, les parents, êtes sa principale source de sécurité et sa principale figure d’attachement, ce qui vous donne un grand pouvoir de prévention», affirme la psychoéducatrice.

Catherine Sénécal et Isabelle Chapleau s’entendent sur le fait qu’il s’agit d’un travail sur plusieurs paliers : « la thérapie individuelle durant laquelle on peut travailler l’estime de soi et la gestion des émotions, la thérapie familiale, le tout en collaboration avec un médecin et une nutritionniste »

Sur le plan nutritionnel, la nutritionniste Sofia Abdelkafi conseille de varier plaisir et partage sans restriction. «Il faut impliquer son enfant dans le processus de préparation des repas, il faut aussi prendre le temps de manger en famille, ne pas culpabiliser l’enfant lorsqu’il mange des desserts et de la nourriture gâterie et ne surtout pas l’exposer à des régimes strictes »

Les troubles alimentaires sont plus facilement éradiqués lorsqu’ils sont pris à temps.

 

Quelques liens d’informations supplémentaires : 

Entrevue – Sur la route des nomades, trois expériences hors du commun

Immersion dans le monde magique des nomades qui parcourent le monde à la rencontre de divers cultures, et tout ceci en famille.

Catherine Forest voyage à travers le Canada et les États-Unis avec son conjoint et ses trois filles.DSC_0044-2.jpgCrédit photo : Catherine Forest

  1. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de voyager à travers le Canada et les États-Unis?

Le déclic s’est fait quand nous avons habité 5 mois au Costa Rica en 2011. Nous avons adoré l’expérience, mais nous nous trouvions isolés et en manque de communauté, puis la chaleur était difficile pour moi et m’empêchait d’être active. Nous avons choisi le Canada et les États-Unis, car nous aimons par-dessus tout faire du plein air en famille, principalement du vélo de montagne, de l’escalade et de la randonnée, et ces deux pays sont incroyablement riches en parcs nationaux et lieux de plein air merveilleux. Puis, la connexion Internet est bonne et fiable, ce qui n’est pas à négliger pour gagner notre vie sur la route.

  1. Quelles sont les difficultés que vous rencontrez durant vos traversées à travers ces deux pays?

Voyager avec un vieil autobus et un Westfalia 1987 apporte son lot d’ennuis mécaniques! Mon conjoint approfondit continuellement ses connaissances dans ce domaine!

Sinon, voyager au Canada et aux États-Unis est facile et agréable. Nous préférons la côte Ouest de ces deux pays pour leur magnifique nature et ses grands espaces, puis il est facile d’y trouver des endroits gratuits pour camper. À l’heure actuelle, le taux de change est notre plus gros problème!

  1. Combien avez-vous d’enfants et comment vos enfants s’acclimatent-ils à cette vie sur la route?                                                                                                                                  

Nous avons trois filles (des jumelles de 12 ans et une autre de 10 ans). Nos filles adorent leur vie et ne la voudraient pas autrement. Elles ne sont jamais allées à l’école, alors leur perspective est bien différente de celle d’un enfant qui se fait déraciner de son milieu pour partir sur la route. Elles adorent découvrir de nouveaux endroits, faire de la randonnée, de l’escalade et du vélo de montagne.

Le fait d’avoir trouvé notre tribu de routards fait une énorme différence. Avoir une communauté mobile est le rêve de plusieurs voyageurs, car la solitude peut devenir lourde à la longue, autant pour les parents que pour les enfants.

  1. Vous arrive-t-il de vous arrêter dans un endroit durant un long moment?

Oui, bouger constamment peut devenir épuisant. Nous passons habituellement 1 à 2 semaines au même endroit, puis deux fois par année, nous nous posons plus longtemps (au moins quelques mois à un endroit). Nous passons tous nos étés au Yukon et cette année, nous nous sommes accroché les pieds à Tucson, en Arizona. Nous avons pris notre abonnement à un gym d’escalade où nous allons 3 à 4 fois par semaine en famille (et les autres jours, nous faisons du vélo de montagne dans les magnifiques – et nombreux – sentiers du coin).

  1. En tant que femme quelles sont les difficultés que vous rencontrez sur la route

J’aime beaucoup cette question. J’ai fait beaucoup d’entrevues depuis notre départ, mais c’est la première fois qu’on me pose cette question. Je vous dirais qu’une des raisons qui font que nous avons choisi de voyager au Canada et aux États-Unis est aussi parce que j’ai besoin de pouvoir me sentir en sécurité partout où je vais, seule, ou avec mes filles. J’ai vécu quelques moments stressants au Costa Rica en tant que femme et je ne veux plus me sentir vulnérable de la sorte, encore moins maintenant avec de belles grandes filles!

Outre cela, le défi de trouver sa place de femme entre le rôle de mère, d’éducatrice, de traductrice est sans doute semblable à celui que vivent plusieurs autres femmes qui font l’école à la maison à leurs enfants depuis longtemps. Quand les enfants grandissent, on commence à se questionner sur notre sentiment d’utilité, notre contribution à la société, l’avenir sans les enfants…

  1. N’est-ce pas trop difficile de ne pas avoir d’intimité?

Il suffit d’être créatif… et de faire rouler la génératrice le soir!! Hahaha! Sérieusement, nous avons toujours vécu en famille et avons longtemps partagé la même chambre à coucher, alors pour nous, d’avoir les enfants à l’autre bout du bus, c’est avoir de l’intimité! Puis, nos filles sont plus grandes et passent du temps avec les autres familles avec qui nous voyageons. Nous prenons les enfants des uns et des autres à tour de rôle pour faire des activités de couple à l’occasion. Cela fonctionne très bien pour nous.

  1. Quels sont les avantages et les inconvénients d’une vie sur la route?

Le voyage est pour nous la meilleure façon de passer du temps de qualité en famille, dans la nature. Notre cour arrière change constamment et l’entretien ménager est minimal, ce qui fait en sorte que nous avons plus de temps pour nous amuser ensemble. Sans horaire chargé, nous nous sentons plus calmes et plus libres.

Évidemment, faire de tels choix entraîne d’autres stress, notamment un stress financier. Tout vendre et partir à l’aventure, c’est un rêve que caressent plusieurs, mais il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas toujours tout rose! Imaginez 5 personnes dans à peine 230 pieds carrés, sous la pluie, avec des contrats urgents, des filles qui se chicanent… vous voyez le topo! C’est la vraie vie dans tous les sens du terme. 

Puis, il y a la réalité de ne pas pouvoir recevoir de courrier facilement, les limites de 6 mois par année aux États-Unis (qui fait qu’on est toujours en train de courir après la chaleur…), les assurances-voyage qui sont chères pour les États-Unis… mais les avantages font le contrepoids!

  1. Pensez-vous continuer cette vie encore longtemps?

Seul l’avenir le dira. Nous réévaluons constamment nos besoins et ceux des filles, et ceux-ci changent énormément. Quand la vie de nomade ne nous conviendra plus, nous examinerons les options qui se présenteront à nous. Ce que nous entendons des familles qui voyagent avec des adolescents est le besoin de se poser au moins quelques mois par année pour qu’ils puissent participer à des activités de groupes, suivre des cours en personne, ce que nous faisons de toute façon chaque année pendant quelques mois au moins.

S’installer quelque part ne veut pas nécessairement dire revenir habiter au Québec ou au Yukon. Ça peut vouloir dire louer une maison pendant 6 mois dans un autre pays ou simplement aller camper tout l’hiver au Colorado, où les enfants peuvent faire partie de l’école de ski et être avec d’autres pendant ce temps. Les options sont nombreuses, il suffit d’être créatif et à l’écoute les uns des autres!

  1. Comment faites-vous financièrement?

Nous sommes tous les deux traducteurs, alors tant que nous avons une bonne connexion Internet, nous pouvons travailler de n’importe où.

Pour suivre Catherine Forest et sa famille :

Site Web : http://www.roaditup.com

Instagram : https://instagram.com/roaditup/

Page FB : https://www.facebook.com/pages/Road-it-up/


Cindy voyage à travers le globe avec son conjoint et ses deux petits garçons, Enzo 11 ans et Axel 7 ans.

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Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de voyager à travers le monde?

Depuis toute petite je suivais mes parents partout et ma famille a toujours été expatriée à l’étranger. J’ai donc toujours eu cet amour pour le voyage et quand je me suis émancipé, il était évident pour moi de continuer à découvrir d’autres pays et aujourd’hui de le partager avec nos enfants. Mon conjoint, quant à lui, à découvert son amour pour le voyage, il y a 15 ans, quand nous nous sommes rencontrés.

  1. Quelles sont les difficultés que vous rencontrer durant vos traversés à travers les pays?

Jusqu’à présent nous n’avons jamais eu de problème durant nos traversés dans les pays. Nous restons discrets et nous prenons soin de respecter les us et coutumes.

  1. Combien avez-vous d’enfant? Comment vos enfants s’acclimatent à cette vie sur la route?

Nous avons deux garçons âgés de 11 ans et 7 ans. Ils adorent cette vie de découverte et de rencontre. A vrai dire ils sont presque nés sur la route ! Le plus petit, à peine âgé de 10 mois été déjà parti en road trip à travers l’Europe dans notre premier van VW de 1974. Pour eux leur maison est comme une tortue ou un escargot, leurs repères et leurs affaires se déplacent avec eux. 

  1. Vous arrive t-il de vous arrêter dans un endroit durant un long moment?

En général, nous changeons régulièrement de lieux mais cela arrive que nous restions plusieurs temps au même endroit comme c’est le cas actuellement. Après avoir passé un peu plus 2 ans en Amérique du Nord et avoir parcouru plus de 35 000 Kms au Canada et aux Etats-Unis, nous sommes partis en Europe pour faire une escale « familiale » de quelques mois, avant de reprendre notre route. Actuellement en France, nous sommes sur un terrain de loisir familial.
Dans les autres pays que nous traversons, si nous trouvons un endroit qui nous plait et que les enfants ont envie de rester un peu plus, par exemple au bord d’une rivière, nous prolongeons notre arrêt. Rien n’est pré défini !

  1. En tant que femme quelles sont les difficultés que vous rencontrer sur la route?

Au jour d’aujourd’hui, je n’ai pas de difficulté particulière. Dans notre maison, j’ai ma petite salle de bain pour rester un minimum coquette et avoir mon intimité. Mes trois hommes respectent ça. Sur la route, je rentre très facilement en contact avec les personnes rencontrées, même les hommes. Si nous sommes dans des pays musulmans, je me plis au coutumes locales. Je porte un pantalon ample, une tunique qui couvre les épaules et je couvre mes cheveux avec un tissu. Je me fais discrète et n’attire pas l’œil.

  1. N’est-ce pas trop difficile de ne pas avoir d’intimité?

On ne peut pas dire qu’on n’ait pas d’intimité, on fait autant de chose que si nous étions en maison. Nos garçons ont chacun leur espace et nous avons le notre. La majorité du temps est avec eux, mais le soir, nous avons notre moment à nous. Même si il y a une certaines promiscuité et que l’espace est réduit.

  1. Quels sont les avantages et les inconvénients d’une vie sur la route?

Les avantages :

  • La liberté, de choisir d’aller où on veut, quand on veut
  • Profiter plus de nos enfants
  • Pas de loyer, ni de taxe, aucunes factures
  • La découverte de nouveaux lieux et de nouvelles cultures aux rythme du pays. L’immersion totale.
  • Avoir toutes ces affaires avec soi, notre maison bouge avec nous !
  • Un retour au chose simple et vrai.. plus de simplicité.

Les inconvénients :

  • Le prix du carburant selon les pays
  • La non reconnaissance du statut de « nomade » en Europe, et tout ce que ça implique. Pas toujours facile surtout vis à vis des lois et des restrictions concernant les lieux publics et stationnements.
    Un Art de vivre encore très mal perçu par la majorité des gens mais on espère vraiment démocratiser ce mode de vie et le faire découvrir à un plus grand nombre.
  1. Pensez-vous continuer cette vie encore longtemps?

Aussi longtemps que la vie nous le permettra ! Nous sommes attentifs à ce que nos enfants soient bien physiquement mais aussi psychologiquement. Tant qu’ils sont épanouis… tout va bien !

  1. Comment faites-vous financièrement ? 

Comme on le dit souvent, nous n’avons pas gagné au Loto, ni fait d’économie. Nous vivons simplement et sans superflu, à 4 avec moins de 850€ (environ 1300$cad) par mois. Nous travaillons dans les pays traversés, quand on le peut. Pour ma part je suis graphiste, cela me permet de délocaliser mon travail. Nous augmentons aussi notre pouvoir d’achat en utilisant le système du troc ou en faisant du woofing (service/aide contre nourriture ou autre…) et puis cela nous permet de faire de belles rencontres. Mais il faut bien être conscient que cette vie est un retour à l’essentiel et que petite consommation = petit besoin financier. Nous ne nous créons pas de besoin. Tout est proportionnel…
Nous nous concentrons d’avantage sur « l’être » que sur « l’avoir ». « Moins on possède, moins on désire » Ghandi.M

  1. Quels sont les pays que vous avez visité?

Nous avons voyager à travers l’Europe (France, Angleterre, Espagne, Portugal, Italie, Belgique, Turquie, Hongrie, Grèce…), les Balkans (Kosovo, Bosnie Herzégovine, Croatie, Monténégro, Macédoine…), l’Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis), la Guadeloupe, et l’Afrique (Côte d’Ivoire, Sénégal) et dans quelques mois nous reprenons la route vers l’Amérique du Sud et l’Amérique Centrale pendant 1 an ou 2. On remontera jusqu’à revenir au Québec.

  1. Quel regard ont les gens sur votre manière de vivre?

Côté famille, notre projet n’a pas été bien perçu ! Le fait de lâcher la vie conventionnelle pour partir découvrir le monde et vivre « d’Amour et d’eau fraiche » a été très mal reçu. Beaucoup de personnes de notre entourage nous on pris pour des fous, et non pas compris nos choix. Pour eux on avait tous pour être heureux ! D’où notre pseudo « Les 4 Farfelus » comme un pied de nez fait à tout ceux qui n’ont pas cru à notre projet de vie ! Aujourd’hui encore, je pense qu’ils attendent que notre « crise d’ado différée » prenne fin ha ha ha
Les autres personnes perçoivent notre manière de vivre différemment selon les pays.

En Amérique du Nord, le nomadisme est courant en revanche en Europe il est méconnu. Bizarrement quand on nous rencontre, le fait que nous soyons en famille, adoucit les choses et les gens se rendent bien compte que nous ne sommes pas aussi « marginaux » qu’ils pourraient le croire. Nos enfants parlent et entre facilement en contact. Les gens sont fascinés de voir une famille de quatre personnes vivre ainsi ! Les questions fusent et on y répond avec grand plaisir. Ça casse un peu les clichés et les aprioris.

  1. Quels sont les endroits que vous avez préférés?

Nous avons particulièrement adoré les grands espaces canadiens et les Etats-Unis. Quand on demande à nos garçons, ils nous répondent qu’ils ont adoré jouer dans le désert ; ou encore les lieux comme Petrified Forest et les séquoias géants de Séquoia NP. Nos garçons sont très proche de la nature et ont aimé les rivières et les forêts de l’Orégon. En fait nous ne sommes bien que dans des endroits reculés, hors des villes.

  1. Recommanderiez-vous ce type de vie à tout le monde?

Bien sur, c’est une vie enrichissante que l’on souhaite à chacun, mais je pense que tout le monde n’est pas fait pour vivre nomade car cela demande un vrai « lâché prise ». Pour vivre cette vie, surtout avec des enfants, il faut réorganiser entièrement son quotidien et oublier les repères que l’on avait avant, certains on quelques peut du mal avec ça. Beaucoup rêvent de la vie que l’on mène mais ne s’imagine pas être 100% du temps avec leurs enfants ou encore pense que se ravitailler en eau ou éliminer ses déchets sont de vrais corvées. Pourtant en maison, il y a aussi des contraintes, qui pour nous n’en sont pas vraiment.
C’est juste différents et les préoccupations ne sont pas les même.

  1. À quel âge avez-vous débuté ce projet?

J’ai toujours été nomades, mais plutôt en mode « routard » en sac à dos ou de maison en maison. Le véhicule s’est imposé naturellement en ayant les enfants. Nous sommes nomades « à l’international » à plein temps depuis 3 ans, avant nous étions plutôt semi-nomade.

Il nous a fallu nous préparer avant de nous lancer sur la route. Nous ne sommes pas devenus nomades du jour au lendemain, ou presque. Nous avons eu plusieurs maisons sur roues, un premier van VW de 1974, en suite un second Van VW de 1979 et aujourd’hui un petit camion Fiat camping car de 15 ans d’âge que nous avons modifié pour un usage quotidien.

Pour suivre les 4 farfelu :

Leur page facebook : Les 4 Farfelus
Leur site web : uneviesurlaroute.com


Nathalie, son mari et leurs quatre enfants sont nomades à temps plein depuis près de trois ans. Ils sont allés à la rencontre de cultures diverses comme à Cuba, au Mexique, aux Ïles Caimans, au Costa Rica, aux États-Unis et au Canada.

imageCrédit photo : Nathalie Levesque

1. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de voyager à travers le Canada et les États-Unis?

L’envie de voyager à toujours été présente en nous. Quand les enfants sont arrivés dans nos vies, on a fait quelques voyages dans le sud. À la naissance de notre quatrième, en 2010, on a décidé d’acheter un motorisé et de partir deux mois. C’était plus simple de voyager ainsi en étant tous les six et avec un petit bébé. L’année suivante, nous sommes partis quatre mois et c’est lors de ce voyage que nous avons pris la décision de revenir au Québec et de vendre tous nos biens afin que ce type de vie devienne permanent. Nous avons changé de vr aussi afin d’être plus confortable. En avril 2013, on a donc emménagé dans notre nouvelle maison et pris la route. Il y a maintenant près de trois ans que nous sommes devenus nomades à temps plein.

Au delà de tout ce processus, ce qui a le plus motivé notre choix est d’avoir envie de profiter de chaque instant. On ne connaît pas l’avenir. Tout pourrait s’arrêter n’importe quand. On ne sait pas quand ni comment. Attendre la retraite : Et si il n’y en avait pas? Attendre que les enfants soient grands : Et si on profitait d’eux maintenant? Attendre d’avoir de l’argent : Et si on changeait nos besoins? 

Toutes les raisons sont bonnes pour attendre. Nous avons plutôt décider que toutes les raisons étaient bonnes pour ne pas attendre et vivre!

2. Quelles sont les difficultés que vous rencontrer durant vos traversés à travers ces deux pays?

Les délais de résidence sont les inconvénients les plus importants. Nous devons composer avec les règles imposées autant par la province que par les USA. Au delà des temps obligatoires, nous pourrions perdre nos acquis ou nous voir refuser l’entrée sur le territoire américain. 

De plus, il y a les douanes que l’on doit traverser. Nous n’avons jamais eu de problèmes,  mais c’est une contrainte importante parce que tout pourrait changer si nous ne pouvions pas passer la frontière. 

3. Combien avez-vous d’enfant et comment vos enfants s’acclimatent à cette vie sur la route?

Nous avons quatre enfants : Jonathan , Johanna, Nayten et Keanan. Ils voyagent depuis presque toujours. Pour eux, ça n’a rien d’exceptionnel. Ce qui le serait, ce serait plutôt de ne plus voyager! Ils vivent leur quotidien en ayant la possibilité d’avoir accès à tout. Avec le regard des autres, ils ont une vie différente,  mais avec leur regard, c’est la vie des autres qui est différente. 

De plus, nous prenons nos décisions en famille. Les enfants ont la possibilité de donner leur avis et d’exprimer leurs désirs. C’est important pour nous que ce mode de vie soit agréable pour nous six. Par exemple, à l’automne dernier, les enfants ont émis l’envie de jouer dans la neige. On en a discuté et avons finalement décidé de rester pour tout l’hiver. Nous avons loué une maison jusqu’en avril, parce que l’on ne pouvait pas rester dans la nôtre pendant la saison froide. Quand la chaleur reviendra nous pourrons nous réinstaller dans notre « maison » à nous, mais en attendant nous aurons profiter de l’hiver. 

C’est un grand plaisir d’avoir la possibilité de vivre à divers endroits, même dans notre province! On déménage sans le déménagement. 

 

4. Vous arrive t-il de vous arrêter dans un endroit durant un long moment?

Chaque année,  nous devons nous poser pour quelques mois afin qu’André puisse travailler. On aime aussi passer du temps aux endroits que aimons. C’est vrai que nous sommes des nomades, mais ça ne veut pas dire que l’on doive être sur la route continuellement. On se garde la liberté de rouler ou de se stationner. Notre vie estnomade dans le fait que nous n’avons plus de d’adresse fixe, mais voyager n’est plus un voyage, c’est un mode de vie. Nous n’avons pas le besoin de tout voir tout de suite. Nous avons le temps de repartir ou de revenir. Ce n’est pas comme avoir une limite dans le temps pour aller d’un point A à un point B. Pour nous, le temps devient aléatoire et la route, un accessoire.

5. En tant que femme quelles sont les difficultés que vous rencontrer sur la route?

 

Être une femme ne change rien pour moi. Les défis sont les mêmes. Sortir le soir, marcher seule, etc. Que l’on soit à Québec ou à Atlanta, la sécurité est nécessaire. 

 

6. N’est-ce pas trop difficile de ne pas avoir d’intimité?

Tout dépend de ce que l’on entend par intimité. Est-ce qu’avoir une maison de neuf pièces en permet plus? C’est vrai qu’habiter 400 pieds carrés demande plus d’adaptation,  mais l’intimité est surtout dans la possibilité de prendre du temps pour être seul, de réfléchir. Nous pouvons nous retirer dans notre lit ou sortir dehors. Prendre une marche, lire un livre, boire un chocolat chaud. 

En même temps, nous sommes une famille unie et nous avons réellement du plaisir à être ensemble. La société impose l’individualisme, mais pour nous, c’est faux. Être proche l’un de l’autre est essentiel et un grand cadeau de la vie. Même quand nous avions une vie plus sédentaire,  nous avions une vie plus proximale. C’était un choix de couple et ensuite, un choix de maman, de parents. 

Quant à l’intimité de couple, je dirais que c’est un défi dès que les enfants s’ajoutent peu importe la grandeur de la maison!

7. Quels sont les avantages et les inconvénients d’une vie sur la route?

La liberté. De vivre chaque jour avec ce qui nous rend vraiment heureux. Nous essayons de ne pas laisser le « Métro – Boulot – Dodo » prendre toute la place et avoir de l’emprise sur nos vies. Nous avons la chance de voir des lieux extraordinaires et de rencontrer des gens inspirants. La vie est trop courte pour la laisser filer sans en avoir profité. 

En contre partie, nous devons vivre avec les obligations financières qui nous obligent à faire des choix, la météo qui se compose de neige, de froid, de tornades ou de grandes chaleurs, le taux de change qui varie énormément, les bris qui arrivent trop souvent et l’inconnu que l’on ne peut pas prévoir. Il y a de nombreux petits deuils comme ne pas être là aux anniversaires, à Noël ou ne pas prendre nos amis dans nos bras quand ils sont tristes. Ce n’est pas tous les jours faciles.

8. Pensez-vous continuer cette vie encore longtemps?

Très longtemps, j’espère! Nous n’avions pas vraiment prévu de retour ni de delai quand nous sommes partis parce que nous voulions avoir la liberté de tout arrêter ou de continuer. Finalement, on peut dire maintenant que l’on espère que ce soit pour toujours. Même les enfants imaginent leur avenir en voyageant partout dans le monde!

9. Comment faites-vous  pour vivre financièrement 

 

C’est LA grande question! Le secret est dans l’équilibre et les choix. André travaille beaucoup les mois où nous sommes au Canada. Pendant cette période,  on économise pour les mois où nous serons sur la route. C’est simple, mais compliqué à la fois. Comme nous n’avons pas de travail qui se transporte sur la route, nous devons prévoir pour les mois où il n’y aura plus d’entrées d’argent. Cela nous oblige à réfléchir à nos dépenses et ne vivre qu’avec ce qui est vraiment nécessaire. Nous n’avons pas de gros forfait télé, ni de téléphone intelligent. Nous n’allons pas au resto et n’avons pas de garde-robe digne d’une star !  Nous privilégions les sorties simples. À prime abord, ça peut sembler plate, mais il est utopique d’avoir besoin de matériel pour être heureux !

Pour suivre Nathalie et sa famille :
Leur page facebook : Facebook.com/sixnomades

Sexualité et cancer : dans l’intimité du couple

Publié dans le Huffington Post Québec

Conçue pour apporter bonheur et épanouissement au sein du couple, la sexualité est essentielle. Lorsque celle-ci est confrontée au cancer, elle soulève de nombreuses inquiétudes et questions.

Par rapport à la maladie, les couples doivent composer, malgré eux, avec certaines conséquences.

Dans le cas du cancer de la prostate, la fonction érectile est atteinte, la capacité éjaculatoire est défaillante et l’orgasme est différent, la question de la sexualité est donc importante. Dans le cadre d’un cancer du sein, l’atteinte sur la fonction sexuelle est moins importante puisque l’appareil génital n’est pas directement touché. Dans les deux cas, la question du deuil demeure : « La maladie grave amène l’être humain à vivre un deuil. Un deuil d’une vie en santé, la perte parfois de certains attributs intimement liés à la féminité : cheveux, seins, utérus. Il est important que la femme et l’homme puissent faire ce processus de deuil en sachant qu’il ou elle vivra probablement certaines étapes : choc, déni, colère, marchandage, dépression, acceptation », explique Bianca Saia thérapeute en relation d’aide.

Dans chaque couple le cancer se vit différemment. Conserver le lien affectif est primordial. Avec l’aide d’un spécialiste, on préconise différents outils pour aider les couples à vivre pleinement leur sexualité.

Claude E. Cyr est sexologue et psychothérapeute à la Société canadienne du cancer. Lorsque cela s’impose, il reçoit individuellement ses patients et propose différentes alternatives selon les cas « on va faire des propositions qui ne sont pas justes de la sexualité, on va proposer des façons de se toucher que ce soit moins génital et voir d’autres zones érogènes », dit le sexologue qui intervient aussi auprès de médecins et lors de conférences.

Le conjoint, un soutien

Habituellement, le cancer se vit individuellement, mais dans un couple il se vit à deux et le conjoint prend une part importante dans la relation. Son comportement peut sans précaution changer « sans prendre soin de lui d’abord, le risque est que le conjoint prenne des chemins défensifs tels que la fuite et l’évitement, la banalisation, la colère défensive, les non-dits », explique Bianca Saia qui conseille par ailleurs au conjoint de prendre soin de lui d’abord, car « lui aussi traverse un deuil, celui de la relation telle qu’elle était, et la peur de la mort ».

Chaque situation dépend toujours du type de maladie, du pronostique et des traitements préconisés. Dans les cas de cancers moins invasifs et où la sexualité est toujours possible Claude Cyr conseille de ne pas mettre de pause dans la routine sexuelle « plus on arrête, plus on trouve un inconfort et plus on soumet le rôle d’aidant, ou d’infirmier à son conjoint et on ne devient plus l’amant ou l’amante », précise Claude E. Cyr.

Sujet tabou

Il y a peu de temps, Liliane Cayer a été diagnostiquée avec un cancer du sein à seulement 40 ans. La jeune femme qui est mariée depuis vingt-trois ans et qui a deux garçons s’est vue progressivement faiblir et composer avec la perte de son sein et de ses cheveux. « J’ai eu l’aide d’une psychologue en oncologie qui m’a fait prendre conscience que c’est une étape dans ma vie et ça va revenir, les cheveux vont revenir. Ce n’est pas la fin de ma vie », dit-elle.

Pour Liliane, se voir dans le miroir le soir est difficile, mais la présence de son mari est précieuse dans cette épreuve. « Mon mari, ce qu’il m’apporte, c’est vraiment un apaisement, c’est comme un rayon de soleil dans cette obscurité », dit-elle. Pour elle, le cancer change la dynamique du couple, les rôles sont inversés et l’intimité en est d’autant plus cruciale. « Nos caresses, nos rapprochements c’est tellement devenu quelque chose de précieux », confie-t-elle.

Selon elle, « sexualité et cancer » sont encore des sujets encore tabous, peu d’informations circulent sur le sujet. « J’ai réussi à trouver un livre sur la sexualité qu’on donne en oncologie et je trouve que ce n’est pas assez approfondi. Ça laisse vraiment le couple dans une crainte, dans une incertitude, un manque de savoir », souligne-t-elle. Elle révèle par exemple que le traitement de la chimiothérapie demande une extrême prudence notamment lors des rapports sexuels puisque le conjoint en santé risque d’être réfractaire à la chimiothérapie qui ne sera plus un remède efficace si ce dernier est atteint par le cancer dans le futur. Quant à l’après-cancer, la sexualité reste centrale, cela passe par l’acceptation d’un nouveau corps.

cancer et sexualité

Sexuality and cancer : in the privacy of the couple

Published on Huffington Post Québec

Designed to bring happiness and fulfillment in marriage , sexuality is essential. When it is faced with cancer , it raises many concerns and questions. Compared to the disease , couples must deal , in spite of themselves , with certain consequences.

In the case of prostate cancer, erectile function is reached, ejaculatory ability fails and orgasm is different, the issue of sexuality is important. In the context of breast cancer, achieving on sexual function is less important since the genital tract is not directly affected. In both cases, the question remains of mourning: « The serious illness brings humans to mourn. A mourning of a healthy life, the loss of certain attributes sometimes closely linked to femininity hair, breasts, uterus. It is important that women and men can make the process of mourning, knowing that he or she will probably live some stages: shock, denial, anger, bargaining, depression, acceptance, « says Bianca Saia therapist counseling . In each couple the cancer lives differently. Keep the emotional bond is paramount. With the help of a specialist is recommended various tools to help couples live their sexuality.

Claude E. Cyr is a sex therapist and a psychotherapist to the Canadian Society of cancer. When it stands out, he receives individually his patients and proposes various alternatives as the case may be  » we are going to make proposals which are not just of the sexuality, we are going to suggest manners contacting that it is less genital and to see other erogenous zones « , says the sex therapist who also intervenes with doctors and during conferences.

 

Spouse, a support

Usually the cancer lives individually, but in a couple he lives two and spouse takes an important part in the relationship. His behavior may change without care « without taking care of him first, the risk is that the spouse take defensive roads as escape and avoidance, commoditization, defensive anger, unspoken, » says Bianca Saia who also advises the spouse to take care of him first, because « too through bereavement, that of the relationship as it was, and the fear of death. »

Each situation always depends on the type of disease, prognosis and recommended treatments. In cases of less invasive cancers and where sexuality is always possible Claude Cyr advises not to break the sexual routine « more is stopped, there is more discomfort and subjected caregiving, or nurse’s spouse and no longer becomes the lover or the beloved « said Claude E. Cyr.

A taboo subject

Some time ago , Liliane Cayer was diagnosed with breast cancer at only 40 years. The young woman who has been married for twenty-three years and has two boys gradually weaken view and deal with the loss of her breast and her hair. « I had the help of a psychologist in oncology that made me realize that it is a stage in my life and it will come back , the hair will return. This is not the end of my life,  » she said. Liliane , see themselves in the mirror at night is difficult, but the presence of her husband is valuable in that event. « My husband , he brings me is really a calming , it’s like a ray of sunshine in the darkness , » she said. For her , cancer changes the dynamics of the couple, the roles are reversed and intimacy is all the more crucial. « Our caresses, our reconciliations it’s so become something valuable , » she says .

She says,  » Sexuality and Cancer » are still taboo subjects still little information circulating about the subject. « I managed to find a book on sexuality that gives oncology and I think it is not enough depth . It really leaves the couple in fear , in uncertainty , a lack of knowledge ,  » she says . It reveals , for example, the treatment of chemotherapy requires extreme caution especially during sex because the partner in health may be refractory to chemotherapy that will not be an effective remedy if he is suffering from cancer in the future . As for the post- cancer , sexuality remains central , this means accepting a new body.

 

 

Sur la route des nomades: trois familles, trois expériences

Publiée le 12 février 2016 dans le Huffington Post Québec.

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Crédit photo : Catherine Forest

Qui n’a jamais rêvé de prendre la route dans un motorisé et de parcourir le monde à la rencontre de cultures diverses et variées, ou d’avoir comme voisin des millions d’êtres humains? C’est en tout cas la vie de ces nomades qui choisissent de vivre sur la route.

Il y a ceux qui ont la route comme paysage lors de leurs vacances et ceux qui ont la route comme jardin chaque matin en se levant. C’est une vie hors du commun pour ces voyageurs pas comme les autres.

Cindy a 34 ans. Elle et son mari Eddy, 41 ans, vivent sur la route avec leurs deux garçons, Enzo, 11 ans, et Axel, 7 ans. Tous les quatre construisent leur vie entre le Canada, les États-Unis et l’Europe. Cette passion du voyage, Cindy la tient de ses parents avec qui elle voyageait et partageait cet amour de l’étranger. «Il était évident pour moi de continuer à découvrir d’autres pays et aujourd’hui de le partager avec nos enfants», explique Cindy.

Un jour au Sénégal, puis dans les Balkans, en Belgique, en Italie et en Espagne, c’est le quotidien de cette famille qui s’acclimate parfaitement à cette vie de voyageur ambulant.

Les aléas de la vie

Catherine vit la même chose, avec son conjoint et ses trois filles. Elle profite de la vie et découvre le monde à bord de leur Westfalia 1987. Ils vivent des jours heureux qui comportent malgré tout leur lot de difficultés.

Si voyager à travers le monde est une expérience extraordinaire, cela comporte quelques difficultés, de logistique par exemple. Pour la famille de Catherine, dans chaque lieu, qu’il s’agisse de régions canadiennes ou américaines, «il est facile et agréable de voyager». Mais leur Westfalia leur cause parfois quelques ennuis mécaniques. «Mon conjoint approfondit continuellement ses connaissances dans ce domaine», ironise Catherine. Et le prix du carburant est souvent un problème. Sur le plan économique, ça n’est pas toujours de tout repos. «À l’heure actuelle, le taux de change est notre plus gros problème», explique-t-elle. Et puis il y a d’autres soucis comme la réception du courrier, le prix des assurances voyages, les délais de résidence et les douanes à traverser. Quoi qu’il en soit, le projet reste pour eux une expérience familiale amusante et parfois même une forme d’enrichissement intellectuelle aussi bien pour les parents que pour les enfants.

L’école sur la route

Puisqu’ils n’ont pour ainsi dire jamais poser leur valise sur une longue période, la question de l’école s’impose pour leurs enfants. Nathalie a quatre enfants. Jonathan, Johanna, Nayten et Keanan n’ont jamais été scolarisés pour différentes raisons «voyager nous permet l’apprentissage sur le « terrain ». C’est extraordinaire de vivre et d’apprendre réellement les choses, d’aller au-delà des livres», raconte Nathalie.

Cindy et son conjoint partagent la même philosophie, l’école à la maison convient parfaitement à leurs garçons. «Les garçons sont allés à l’école en France, puis deux ans au Canada et ont aussi fait du unschooling durant 6 mois aux États-Unis. Depuis quelques mois, ils sont retournés à l’école française. Malgré leurs bons résultats, cela ne leur convient pas. Ils préfèrent l’école à la maison» assure-t-elle.

Être créatif pour le couple

Être sur la route en famille offre une occasion de partage et d’union avec laquelle se confond l’intimité du couple et le rôle de femme sur la route. Car si être en famille est un bienfait pour tous, l’intimité du couple est aussi importante. «Il suffit d’être créatif… Nous avons toujours vécu en famille et avons longtemps partagé la même chambre à coucher, alors pour nous, d’avoir les enfants à l’autre bout du bus, c’est avoir de l’intimité», lance Catherine.

« L’intimité est surtout dans la possibilité de prendre du temps pour être seul», fait valoir Nathalie.

On the way with nomad : three families, three experiences

Published on Huffington Post Québec

Who has not ever dreamed to set off in one motorized and to travel the world on the meeting of diverse and varied cultures, or to have as neighbor of the millions of human beings? It is in any case the life on these nomads who choose to live on the road.

There are those who have the road for landscape during their holidays and those who have the road for garden every morning by getting up. It is an outstanding life for these travelers not as the others.

Cindy is 34 years old. She and her husband Eddy, age 41, live on the road with their two boys, Enzo, age 11, and Axel, age 7. All build the life between Canada, the United States and Europe. This passion of the journey, Cindy holds her of her parents with whom she travelled and shared this love of the foreign countries.  » It was obvious for me to continue to discover other countries and today to share him with our children « , explains Cindy.
 
One day in Senegal, then in the Balkans, in Belgium, in Italy and in Spain, it is the everyday life of this family which acclimatizes perfectly in this life of itinerant traveler.
 

Risks of everyday life

Catherine lives the same thing, with her spouse and her three daughters. She takes advantage of the life and discovers the world aboard their Westfalia on 1987. They live happy days which contain nevertheless the batch of difficulties.

 
If traveling the world is an extraordinary experience, it has some difficulties in logistics for example. To Catherine’s family, in every place, be it Canadian or American regions, « it is easy and pleasant to travel. » But their Westfalia their sometimes causes some mechanical problems. « My husband continually develop their knowledge in this area, » quips Catherine. And the price of fuel is often a problem. Economically, it is not always easy. « At present, the exchange rate is our biggest problem, » she says. And then there are other concerns as receiving mail, the price of travel insurance, time of residence and Customs to cross. Anyway, the project remains for them a fun family experience and sometimes a form of intellectual enrichment for both parents and children.
 

Learning on the road

Because they never have so to speak to put their suitcase over a long period, the question of the school is imperative for their children. Nathalie has four children. Jonathan, Johanna, Nayten and Keanan were never schooled for various reasons  » to travel allows us the learning on the  » ground « . It is extraordinary to live and to learn really things, to go beyond books », tells Nathalie.

 
Cindy and her husband share the same philosophy , the home school is perfect for their boys . « The boys went to school in France , and two years in Canada and have also unschooling for 6 months in the United States . In recent months, they returned to the French school. Despite their good results, it does not suit them . They prefer home school ,  » she says .
 
Being creative for the couple
 
Being on the road with family offers an opportunity for sharing and union with which blends the intimacy of the couple and the role of women on the road. Because if being with family is a blessing for all, the intimacy of the couple is also important.  » Just be creative…  We have always lived with the family and have long shared the same bedroom , so for us to have the kids at the other end of the bus is to have the intimacy , » says Catherine .
 
 » Privacy is especially the opportunity to take time to be alone , » notes Nathalie .
 
 

L’art, un remède à la violence?

Publié le 31 janvier 2015 sur le Huffington Post Québec

whole-dude-whole-artist-whole-palette.jpg« Papa, raconte-moi le génocide avec les enfants du Rwanda et d’ailleurs », titre le livre de Sonia Fournier. À travers un dialogue intimiste et pédagogique entre un père et son fils, le génocide rwandais est expliqué à l’aide d’illustrations créées par l’auteure. Le livre ouvre la porte au questionnement de l’art comme solution à la violence.

Pratiqué dans l’enseignement et parfois dans le milieu scientifique, l’art est un moyen d’expression qui permet de mettre des mots lorsque ce n’est pas possible par la parole. Pour certains, c’est un moyen efficace de mettre un terme à la violence. Sonia Fournier en est convaincue. Professeur et chercheure en arts à l’Université du Québec à Rimouski, elle voit dans l’art une solution contre la violence. L’art aurait un effet à la fois thérapeutique et sociologique. « Ça permet de diminuer les comportements violents parce qu’on utilise soit le dessin, la peinture et les différents types d’art pour en arriver à traduire soit une frustration, soit un conflit. Ça permet d’exprimer un vécu ou quelque chose qui semble problématique », assure Sonia Fournier.

Très utilisé dans les campagnes de sensibilisation contre la violence, comme pour le projet l’Art contre la violence en 2000, un partenariat entre Women’s College Hospital, le Women’s College Research Institute et l’Université de Toronto, l’art est un outil pédagogique solide. Il touche les enfants comme les parents. « L’art peut permettre de faire une réflexion, et amener les jeunes à mieux comprendre les mécanismes qui amènent à violenter un autre enfant. C’est le même principe que le processus génocidaire mais à très petite échelle », explique Sonia Fournier qui défend vivement cet outil.

Mais pour Myriam Lemonchois, professeur en didactique des arts à l’Université de Montréal « les artistes ne sont pas moins violents que les autres. Ce n’est pas l’art qui rend moins violent ». Même si pour elle l’art reste précieux pour la société.

 

Aucun lien

La notion même « d’art » est complexe, elle nécessite une définition claire et concise. « L’art, c’est quoi? Si l’art pouvait vraiment contrer la violence, les artistes seraient reconnus comme des non violents. Mais par contre la façon dont on le fait c’est important », confie Mme Lemonchois.

D’ailleurs, très peu de recherche scientifique ont été établies sur le sujet « on peut dire qu’aucune recherche ne prouve qu’il y a des liens entre art et violence et pourtant c’est une justification qu’on entend tout le temps », rappelle Myriam Lemonchois.

Un outil précieux contre le terrorisme?

L’art est pour certain le moyen le plus noble et précieux pour s’exprimer. Il reste une clé pour la résolution de conflit. « On peut en arriver à faire émerger cette violence [grâce à l’Art], la reprendre et la reconstruire de façon à donner des outils aux élèves pour s’exprimer à travers les gestes transformateurs, à travers les matériaux, les textures pour mieux préciser sa pensée pour communiquer de façon correcte et pacifiste », affirme Mme Fournier.

Pour l’enseignante, il est un outil formidable pour développer l’esprit critique des enfants en particulier. C’est d’ailleurs un outil tant désiré et exploité dans le monde à tel point qu’on tente parfois de le détruire. « Dans les pays où se déroule le terrorisme, on tue l’expression. On empêche les gens d’écrire, de peindre, de lire. On détruit la culture, on enlève les musées, on brise les œuvres d’art», rappelle Mme Fournier.

 

Art as a cure for the violence?

« Daddy, tell me the genocide with the children of Rwanda and elsewhere », as the book of Sonia Fournier. Through an intimate and educational dialogue between father and son, the Rwandan genocide is explained with illustrations created by the author. The book opens the door to questioning of art as a solution to violence.

Practiced in teaching and sometimes in the scientific community, art is a means of expression that allows to put into words when it is not possible to speak. For some, it is an effective way to end the violence. Sonia Fournier is convinced. Professor and researcher in arts at the Université du Québec à Rimouski, she sees in art a solution against violence. The art would affect both therapeutic and sociological. « It reduces violent behavior because it uses either the drawing, painting and different types of art to arrive at a result either frustration or conflict. It allows to express an experience or something that seems problematic, « says Sonia Fournier.

Widely used in awareness campaigns against violence, as the project of Art against violence in 2000 , a partnership between Women’s College Hospital , Women’s College Research Institute and the University of Toronto , art is an educational tool solid. It affects both children and parents.  » Art can afford to make a reflection, and encourage young people to better understand the mechanisms that lead to violence to another child. This is the same principle as the genocidal process but a very small scale , « says Sonia Fournier who strongly defends this tool.

But Myriam Lemonchois , professor of didactics of arts at the University of Montreal « artists are no less violent than others. It is not art that makes it less violent .  » Although for her art remains valuable to society.

 

No link

The notion  » of art  » is complex, it requires a clear and concise definition.  » The art, it is what? If the art could really counter the violence, the artists would be recognized as not violent. But on the other hand the way one the fact it is important « , confides Mrs Lemonchois.

Moreover, little scientific research were established on the subject  » we can say that no research proves that there are links between art and violence and nevertheless it is the justification which we hear(understand) all the time « , calls back(reminds) Myriam Lemonchois.

 

A valuable tool against terrorism?

Art is for sure the most noble and valuable way to express themselves. It remains a key to conflict resolution . « This violence can come to bring out [ through art ] , resume and rebuild in order to give students the tools to express themselves through the transforming gestures , through the materials , textures for better clarify his thoughts to communicate properly and pacifist , « says Fournier . For the teacher , it is a great tool to develop critical thinking of children in particular . This is also a much-desired tool and exploited in the world to such an extent that sometimes tries to destroy it. « In countries where terrorism takes place, the expression is killed . people are prevented from writing, painting , reading. It destroys the culture, museums are removed , the artwork is broken , « says Ms. Fournier .

 

 

Charlie Hebdo: comment aborder la tragédie avec les enfants?

Par Fanny Nonvignon publié sur le Huffington Post Québec

Un homme exécuté froidement par un autre, une horde de policiers en faction devant une bâtisse, des otages sous le choc évacués par les forces de l’ordre. Les images de ces derniers jours engendre une inquiétude sur l’impact de toutes ces illustrations sur les enfants. La tragédie de Charlie Hebdo a été suivie par des milliers de personnes, en France et dans le monde, elle est à ce jour l’un des sujets les plus abordés et débattus dans les écoles. Par conséquent en parler avec les enfants est important : le choix des mots, le moment propice, les personnes qualifiés pour en parler avec l’enfant représentent les différents facteurs à prendre en compte.

Pour le docteur E. Lila Amirali, psychiatre pour les enfants et les adolescents, la manière d’évoquer ce type de sujet dépend du développement mental propre à chaque enfant. «Quand on en parle avec des jeunes adultes ou des enfants, c’est tellement différent. Des enfants de moins de quatre ou cinq ans qui pourraient être exposés à ces images ne sont pas capables de sortir du concret à l’abstrait ni même de comprendre la notion de mort», explique la psychiatre membre de l’Académie canadienne de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Tout est pardonné

Pour les plus petits, le rôle principal des parents est d’être capable d’interpréter la réaction des enfants et ainsi de contenir leur anxiété puis de maintenir l’effet de sécurité au sein du foyer. En revanche, pour les enfants âgés de sept ans et plus la situation diffère. «Les enfants ont la capacité d’imaginer des scénarios différents par rapport à ce qu’il s’est passé, alors on peut, selon leur capacité, commencé à entrer dans un dialogue en se basant sur ce que signifie la mort pour le jeune», souligne Dre Amirali. Avec les adolescents le discours est totalement différent, avec eux on peut aller beaucoup plus loin et parler de ce qu’il se passe dans la société et ainsi «explorer les aspects théoriques» de la violence.

L’importance des mots

Choisir les mots pour engager ce type de conversation est assez délicat, mais cette étape est très importante. Dans certains cas le jeu et les dessins sont une meilleure façon de faire parler les plus petits. «Les mots ne sont pas forcément significatifs pour des enfants de quatre ou cinq ans», explique Dre Amirali. «Ils ne sont pas capables de transmettre leur expérience au niveau verbal», ajoute-t-elle.

Dans certains cas, il faut parfois examiner le vécu personnel de chaque enfant «un enfant qui a eu une expérience tragique avec la mort d’une personne proche pourrait être plus choqué par ces images qui sont comme un déclencheur» précise Dre Amirali. De leur côté, les adolescents sont plus dépendants sur le plan intellectuel. «Ils doivent et peuvent utiliser leur propre mot pour faire leur interprétation», conseille la psychiatre.

Parents ou professionnels, qui sont les plus aptes au dialogue?

Ici encore, cela dépendra de l’âge. «Pour les plus petits, le confort des parents est la première étape», soutient Dre Amirali. Pour les plus âgés, «les parents ont sûrement le premier rôle, mais si quelqu’un est perturbé selon son expérience et son niveau d’exposition, c’est important de s’adresser à un professionnel», explique la spécialiste. Le rôle des parents est primordial face à ce type d’évènement, leur démarche peut avoir une influence sur la psychologie de leur enfant ou leur adolescent.

Doit-on limiter l’accès à internet ou à la télévision? Pour les enfants de moins de cinq ans, les parents auront tout intérêt «à limiter l’exposition de cette violence» alors que jusqu’à douze ans «il faut les accompagner», conseille Dre Amirali. Pour les adolescents qui sont coutumiers d’internet et de la télévision, «on va aller avec leur capacité et leur question (…), mais encore là, c’est la communauté et la famille qui va aider l’adolescent à se remettre de ces évènements tragiques», souligne E. Lila Amirali, qui attire l’attention sur l’idée de rassemblement et d’union afin d’atténuer les inquiétudes des enfants et des adolescents durant ces périodes tragiques.

Charlie Hebdo: how to approach the tragedy with the children?

A man executed coolly by an other one, a horde of policemen in faction in front of a building, hostages under the shock evacuees by law enforcement. The images of these last days engender a concern on the impact of all these illustrations on the children. Charlie Hebdo’s tragedy was followed by thousands of people, in France and in the world, it is this day one of the subjects the most approached and discussed in schools. Consequently to speak about it with the children is important: the choice of the words, the convenient moment, the people qualified to speak about it with the child represent the various factors to be taken into account.

For the doctor E. Lila Amirali, psychiatrist for the children and the teenagers, the way of evoking this type of subject depends on the mental development appropriate to every child.  » When we speak about it with young adults or children, it is so different. Children of less than four or five years which could be exposed(explained) to these images are not capable of going out of the concrete to the abstract nor even to include the notion of death « , explains member psychiatrist of the Canadian Academy of psychiatry of the child and the teenager.

For young children , the primary role of parents is to be able to interpret the reaction of children and thus to contain their anxiety and to maintain the security effect in the home . However, for children aged seven and over the situation differs . « Children have the ability to imagine different scenarios in relation to what happened , then we can , according to their capacity , began to enter a dialogue based on what it means death for the young « says Dr. Amirali . With teenagers the speech is completely different, with them we can go much further and talk about what is happening in society and thus  » explore the theoretical aspects  » of violence .

The importance of words

Select the words to commit this type of conversation is quite tricky, but this step is very important. In some cases the game and the drawings are a better way to talk about the little ones. « Words are not necessarily significant for children of four or five years, » says Dr. Amirali. « They are not able to pass on their experience to the verbal level, » she adds.

In some cases, it may examine the personal experience of every child « a child who has had a tragic experience with the death of a loved one could be shocked by these images that are as a trigger, » says Dr. Amirali. For their part, teenagers are more dependent on the intellectual plane. « They need and can use their own words to their interpretation, » advises the psychiatrist. Parents and professionals, who are best able to dialogue? Again, this will depend on age. « For children, comfort parents is the first step, » says Dr. Amirali. For older, « parents certainly have the leading role, but if someone is disturbed by his experience and level of exposure, it is important to contact a professional, » says the specialist. The role of parents is crucial to this type of event, their approach may affect the psychology of their child or adolescent.

Parents and professionals, who are best able to dialogue?

Again, this will depend on age. « For children, comfort parents is the first step, » says Dr. Amirali. For older, « parents certainly have the leading role, but if someone is disturbed by his experience and level of exposure, it is important to contact a professional, » says the specialist. The role of parents is crucial to this type of event, their approach may affect the psychology of their child or adolescent.

Should we limit access to the internet or on television? For children under five, parents will have any interest « in limiting exposure to violence » while up to twelve « must accompany » advises Dr. Amirali. For teens that are customary internet and television, « we will go with their ability and matter (…), but again, it is the community and family that will help the young person to recover from these tragic events, « says E. Lila Amirali, which draws attention to the idea of ​​gathering and unity to alleviate the concerns of children and adolescents during these tragic times.

 

 

My Attik : le réseau social des petites annonces en ligne

Qui ne rêve pas de vendre et d’échanger des biens en toute confiance dans un esprit convivial et sécuritaire. C’est l’objectif de My Attik, le nouveau réseau social de petites annonces en ligne bientôt disponible à Montréal.

 

À mi-chemin entre Facebook et Kijiji, MyAttik permet l’échange, la vente ou la location de biens et de services de manière sécuritaire et éco-responsable. Véritable grenier virtuel ce nouveau concept créé par Aboubakar Tirera offre à l’utilisateur une liberté et une facilité dans l’échange, la vente ou la location d’objets.

Ainsi lorsque l’utilisateur possède quelques affaires qu’il n’utilise plus, au lieu de les stocker dans un garage, il crée son grenier virtuel sur MyAttik.com où il propose ses objets à la location, à la vente, au troc ou au don. En s’inscrivant sur le site, il choisit de mettre ses objets à la disposition d’amis rencontrés sur le site ou à toute la communauté de la plateforme «l’innovation de MyAttik c’est qu’on donne aux utilisateurs la possibilité de créer leur propre communauté d’échanges et aussi de paramétrer la visibilité de chaque annonce pour que ce soit visible par toute la communauté ou le restreindre uniquement à ses amis » explique Aboubakar Tirera qui lancera le prototype du site avant noël. En plus de la vente d’objets, le site répertorie tous les évènements de la ville auxquels l’utilisateur pourra participer comme la vente de garage, les brocantes ou les friperies éphémères.

 

La sécurité avant tout

Avant la vente de tout objet, l’utilisateur peut par le biais d’un chat clavarder avec un potentiel acheteur et ainsi ne pas faire affaire avec un inconnu comme c’est le cas sur des sites comme Kijiji, Craiglist ou des groupes d’échanges créé sur facebook « on ne peux pas voir mes objets tant que je ne t’ai pas accepté en tant qu’amis. On veut faciliter les échanges et les sécuriser car si c’est ton ami, c’est plus facile. Tu peux voir que c’est quelqu’un qui a déjà un réseau, qui est connu et qui a des notes » précise t-il. MyAttik se veut donc convivial.

 

Agir et éduquer

Cette nouvelle plateforme gratuite veut aussi se construire dans un esprit d’éducation. Elle permet avant tout d’éduquer les gens au partage « au lieu d’aller consommer on partage, il y a une plateforme de partage d’objets. On éduque les gens à faire partager et circuler des objets qu’ils ont déjà chez eux ». Grâce à ce système l’utilisateur valorise des objets qui ne l’étaient pas auparavant. Ce nouveau réseau social spécialisé dans la vente et l’échange de biens s’implique aussi dans l’environnement puisque le site s’engage à reverser 20 sous par échange à une association qui agit pour l’environnement.

Grâce à cette nouvelle plateforme vous ne passerez plus à côté d’opportunités entre amis.

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Crédit photo : Julie Deschandol

Végétarisme, végétalisme et véganisme : des risques pour les enfants?

Réelle prise de conscience ou effet de mode, l’alimentation vegane, végétarienne ou végétalienne séduit de plus en plus d’adultes. Les recettes se multiplient et les salons végétariens affluent en quantité. Pourtant ce type de pratique devenu presque viral demande une attention particulière lorsque cela implique la santé de leurs enfants.

Qu’ils le soient depuis des années ou depuis peu, les parents végétariens ont une alimentation différente des autres parents, de ce fait ils doivent être plus attentifs aux besoins physiques de leur enfant.

Qu’elle soit végane, végétalienne ou végétarienne, cette pratique alimentaire est très saine pourtant sans substitut elle peut créer des carences chez les enfants. En choisissant ce type d’alimentation le parent s’informe et instaure une discipline alimentaire pour ne pas entrainer des déficiences surtout chez les plus jeunes. Bien distinguer les trois types de régimes est une première étape.

 

L’éducation d’abord

On parlait déjà du végétarisme à l’époque antique, cette pratique vieille de plusieurs siècle consiste à consommer tout produit alimentaire excluant la viande. Malgré l’absence de protéine animale il est démontré que bien équilibré un repas végétarien peut-être sans danger pour l’enfant « un bébé peut facilement être végétarien avec un peu de produit laitier et des œufs. Il peut commencer dès l’introduction des aliments solides » explique Louise Lambert-Lagacé, nutritionniste à Montréal.

Le végétalisme, plus complexe, consiste en la consommation d’aliments d’origine végétale, contrairement au végétarisme il exclut le lait, les œufs et tout aliment provenant d’animaux. Plus un mode de vie qu’une pratique alimentaire, le véganisme s’apparente au végétalisme à quelques exceptions près. Il interdit toute forme d’exploitation et de cruauté animale. Ces pratiques nécessitent une plus grande attention à l’égard des enfants « on peut le faire mais il faut avoir recours à des super aliments comme de la levure, des compléments de vitamine B12 » conseille la nutritionniste qui dirige une clinique privée à Montréal. Membre de l’ordre des diététistes du Québec, Danielle Lamontagne ne recommande pas l’alimentation végétalienne pour les bébés « on ne conseille pas le végétalisme aux enfants avant l’âge de deux ans. Il faut du lait, soit le lait maternel, soit le lait maternisé pour éviter des problèmes de croissance » prévient-elle.

 

Attention aux carences
Adopter une alimentation végane ou végétalienne c’est bien à condition d’être prudent. L’absence de protéine animale entraine des complications notamment chez les enfants végétaliens « moins on a d’aliment au menu du bébé plus il y a de risque de déficience. On remarque aussi que les petits végétaliens grandissent un peu moins que les autres » rappelle Louise Lambert-Lagacé. « Les besoins en fer et en vitamine B12 sont capitales pour la croissance, le fer présent dans la nourriture végétale est moins facile à absorber que le fer animal» rajoute Danielle Lamontagne. Conclusion, il faut se documenter.

 

Un choix santé
Si pour certains l’adoption d’une telle pratique alimentaire relève d’une prise de conscience envers les animaux et l’environnement, pour d’autres c’est avant tout un choix alimentaire sain. C’est le cas de Marie-Noel qui depuis de nombreuses années vit entre végétalisme et végétarisme. Cette maman d’une quarantaine d’années est très investie dans cette pratique principalement pour des raisons personnelles « étant jeune j’ai perdu beaucoup de gens autour de moi pour des cancers. Je me suis donc beaucoup intéressée à ça, j’ai commence à lire là dessus. J’avais l’impression que j’investissais dans ma santé » explique Marie-Noel. Très impliquée dans sa santé elle est devenu végétarienne de santé mais plus tard une prise de conscience sur la cause animale l’a fait évoluer « je suis devenu végétarienne éthique» ajoute cette maman. Même si son petit garçon est encore bébé, elle pense déjà à l’avenir et souhaite que son fils fasse des « choix de cœurs ». Marie-Noel est très consciencieuse, elle se documente pour éviter que son fils manque de vitamines « des protéines végétales tu en as pleins par exemple dans les tofus et le bio. Dans le fromage cottage il y a beaucoup de protéine » explique t-elle.

Bonnes, saines et bénéfique pour la planète, ces pratiques alimentaires peuvent tout à fait être adopter par toute la famille à condition d’être prudent principalement avec de jeunes enfants.

Vegetarianism, vegetalism and veganism : risks for children?

Real awareness or fad, the vegan diet, vegetarian or vegan attracting more and more adults. The revenue increase and vegetarians salons tributary quantity. Yet this type of practice become almost viral requires special attention when it involves the health of their children.

They are for years or recently vegetarians parents have a different power from other parents, therefore they should be more attentive to the physical needs of their child. Whether vegan, vegetarian or vegan, this practice is very healthy food yet no substitute can create deficiencies in children. By choosing this type Parent Power informs and introduces a food discipline not result in deficiencies especially among the young. Distinguish three types of plans is a first step. Education first There was already talk of vegetarianism in ancient times, this old practice century is to consume any food excluding meat. Despite the lack of animal protein it is shown that a well balanced vegetarian meal may be safe for the child « a baby can easily be vegetarian with some dairy and eggs. It can begin introducing solid foods, « explains Louise Lambert-Lagacé, a nutritionist at Montreal.

Veganism is more complex and consists of plant foods consumption, unlike vegetarianism excludes milk, eggs and any food derived from animals. More a lifestyle than a food practice veganism is similar to veganism with some exceptions. It prohibits all forms of exploitation and animal cruelty. These practices require greater attention towards children « we can do it but you have to use super foods like yeast, vitamin B12 supplements, » advises nutritionist who runs a private clinic in Montreal. Member of the Order of Dietitians of Québec, Danielle Lamontagne does not recommend the vegan diet for babies « is not advised veganism to children before the age of two years. It takes milk or breast milk or infant formula to avoid growth problems, « she warns.

Remark to deficiencies

Adopting a vegan or vegan diet it is provided to be careful. The lack of animal protein causes complications especially in vegans children « less food was the baby of the menu there is more risk of disability. Note also that small vegans grow a little less than others, « recalls Louise Lambert-Lagacé. « The need for iron and vitamin B12 are essential for growth, the iron in plant foods is less easily absorbed than animal iron » adds Danielle Lamontagne. Finally, it must be documented.

A healthy choice

While for some the adoption of such food falls practice of awareness to animals and the environment, for others it is primarily a healthy food choice. This is the case of Marie-Noel who for many years lived between veganism and vegetarianism. This mother of four decades is very involved in this practice mainly for personal reasons « being young I lost a lot of people around me to cancers. I’m very interested in that, I began to read about that. I felt that I invested in my health, « says Marie-Noel. Very involved in her health she became vegetarian health but later awareness on animal rights has evolved « I became vegetarian ethics » adds the mother. While his little boy is still a baby, she is already thinking about the future and wants his son to « choices of hearts. » Marie-Noel is very conscientious, she documents to prevent his son lack of vitamins « vegetable proteins you’ve filled eg in tofu and organic. In cottage cheese with lots of protein, « she says.

Good, healthy and good for the planet, these dietary practices may well be adopted by the whole family, provided mainly to be careful with young children.

 

L’hypnose à l’assaut du harcèlement

Lutter contre l’intimidation est désormais possible grâce à l’hypnose. Cette pratique thérapeutique vieille d’environ 200 ans pourrait aider les victimes d’intimidation à faire face à ce fléau.

Courriels malveillants, menaces perpétuelles, harcèlement moral et sexuel, l’intimidation se présente sous plusieurs formes en milieu scolaire ou professionnel. Ces dernières années, les suicides d’adolescents victimes d’intimidation ont fait l’actualité.

Selon l’institut de recherche en santé du Canada, le Canada figure au 9e rang parmi 35 pays concernant l’intimidation à l’école. Au moins un adolescent sur trois affirme avoir été victime d’intimidation à l’école. Environ 40% des travailleurs canadiens sont victimes d’intimidation.

Certains professionnels de la santé cherchent à éradiquer ce mal par l’hypnose. Membre de l’ordre des psychologues du Québec et de la Société québécoise d’hypnose, Rémi Côté va à la source et utilise l’hypnose clinique afin d’éliminer l’intimidation.

«J’intègre l’hypnose clinique dans la psychothérapie. Quand je fais de la psychothérapie, j’utilise la technique d’hypnose. Pour traiter les problématiques d’intimidation on doit souvent faire de la psychothérapie. Pas exclusivement, mais on peut utiliser des techniques d’induction d’hypnose, des techniques d’hypnose», explique le psychologue scolaire qui exerce aussi en pratique privée.

 

Définir l’hypnose

La définition de l’hypnose est nébuleuse. Chaque spécialiste a sa propre définition, mais si l’on pouvait expliquer l’hypnose de manière simple et concise on la définirait ainsi : l’hypnose est un état modifié de conscience (EMC), entre le rêve et la réalité. En se mettant en hypnose on reproduit de manière intentionnelle cet état de conscience avec un objectif qui peut être de soigner ou d’accompagner un mal, une dépendance ou une phobie. Le sujet est mis dans un état proche du rêve et son attention est portée à la fois sur un point visuel précis et sur la voix de l’hypnothérapeute.

Dans le cas de l’intimidation, le docteur Rémi Côté opte pour la méthode conventionnelle. «Je fais une hypnose plus classique, les yeux fermés, assis, étendu sur un fauteuil où il n’y a aucun mouvement musculaire. Après environ 5 ou 10 minutes, on atteint un état de transe qui s’apparente à un état de rêve, un état hypnagogique. Dans cet état, la personne peut se voir, elle peut se visualiser dans les situations de la vie, vivre avec un grand réalisme des situations vécues en imaginant des résolutions, ou encore des scénarios précis, comme s’il s’agissait de réalité virtuelle en très grande définition. Par exemple, le client peut s’imaginer répondre à un intimidateur», raconte-t-il.

Cette thérapie amène le patient à pouvoir trouver des ressources pour se sortir des situations d’intimidation, ne pas les refouler et ainsi vaincre ses peurs.

 

Le sujet, seul maître à bord

L’hypnose est aussi utilisée comme outil thérapeutique afin d’amener le patient à reprendre les commandes de sa vie « avec l’intimidation, ce qui est important, c’est de redonner le pouvoir à la personne. L’adulte ou l’enfant reconnaît ses capacités, il reconnaît qu’il a sa place dans l’établissement et qu’il peut vivre en paix à l’intérieur de lui-même », explique Josette Marquis, hypnologue, coach certifiée et naturothérapeute à Québec.

Pour ce type de thérapie, l’imagerie a son importance. On demande au sujet d’aller chercher au fond de lui l’image qu’il a de lui-même et de la transformer en quelque chose de positif. « Souvent, quand une personne souffre d’intimidation, je lui propose un outil très simple qu’elle peut pratiquer partout et créer des ancrages positifs. C’est l’auto-hypnose qui va amener une image positive d’elle, afin de l’aider à se sortir de l’angoisse que cette situation crée, prendre position et l’amener vers une libération émotionnelle et psychique. L’hypnose va lui redonner une force au niveau de son identité, de son estime de soi», précise-t-elle.

 

Un mythe à bannir

Si certains pensent que l’hypnose est un substitut, en réalité, il serait plutôt un accompagnement pour une meilleure guérison. « L’hypnose est un bon outil de soutien pour accompagner les personnes souffrant de toutes sortes de pathologies », souligne Emmanuel Sabouret, hypnothérapeute, formateur en hypnose et coach certifié à Québec. Grâce à l’hypnose, la personne intimidée n’est plus seule, elle peut utiliser plusieurs outils pour trouver les solutions qui lui permettront de s’en sortir et d’atteindre un état désiré.